FCEA

Toutes les dernières informations de l'association

Lettre de Nouvelle Françoise Pedeau 03/19
  • Auteur : Maija
  • Mise en ligne : 25/03/2019

AUX PLUS PETITS DES MIENS / LN 1/2019
CENTRE ESPOIR/RPHG / Projet SIM / N°093941
rphgfada.simbf@gmail.com francoise.pedeau@gmail.com

Les enfants handicapés font face aux obstacles à l’éducation, les jeunes handicapés affrontent le problème de la formation, et les adultes handicapés se trouvent face aux obstacles pour accéder à un travail décent. Mais, encore plus préjudiciable, les familles et les communautés peuvent penser que les personnes handicapées sont incapables d’acquérir des compétences et de travailler.
Le travail est le moyen par lequel l’individu peut échapper à la pauvreté et assurer ses besoins vitaux.
Un des rôles du Centre Espoir est de faciliter aux personnes handicapées et à leurs familles l’accès à l’acquisition de compétences, aux sources de revenus, à une participation plus active à la vie communautaire et à l’épanouissement personnel.


ADJIMA , apprenti soudeur

Adjima(à gauche sur la photo) est un jeune homme de 25 ans que le Centre Espoir a rencontré en 2016. Il est atteint d’infirmité motricité cérébrale depuis sa petite enfance. À cause de cet handicap, il a développé un autre handicap :il a des problèmes avec une hanche et il boite. Il n’a jamais été scolarisé mais a toujours eu envie d’apprendre un métier pour avoir une meilleure vie.
Il a d’abord bénéficié d’une compensation (semelles spéciales collées sous une chaussure). Cette compensation permet de réduire sa boiterie et de ce fait de soulager sa hanche.
Adjima ne faisait rien à la maison malgré son envie de se rendre utile. Ses parents ne le voyaient pas capable de faire une bonne activité. Nous avons travaillé à ce qu’ils lui accordent une certaine confiance puis nous avons lutté pour qu’ils l’aident à apprendre un métier. Adjimaa décidé de faire un apprentissage en soudure. Il n'a pas une grande force dans les pieds, mais il est courageux et travailleur. Nous l'avons donc confié à un maître soudeur et, depuis avril 2017, Adjima est en formation et apprend le métier de soudeur. Son patron l'encourage beaucoup dans son travail et l’apprécie pour sa grande volonté d’apprendre. Il a quelques difficultés avec les mesures mais progresse. Il est en formation pour 3 ans. Le Centre Espoir paye les ¾ des frais et le reste est à la charge de la famille.
Au cours des échanges qu’il a eu avec les animateurs du Centre Espoir, Adjima a pu entendre la Parole de Dieu. Depuis, il fréquente une église. La communauté chrétienne témoigne qu’il est fréquent aux cultes et programmes de prière.

Aider les mamans pour aider leurs enfants handicapés.

Aurélie,missionnaire SIM court terme, relate une de ses rencontres lors de son séjour au Centre Espoir en mars 2018.
« Un mardi matin, j’ai eu l’occasion d’aller en visite à domicile, avec Rachel, animatrice du Centre Espoir, pour voir Léonel. Léonel est un petit garçon atteint d’une infirmité motrice cérébrale (IMC). Il ne tient pas assis tout seul, ne parle pas. Il s’exprime par des gestes et des sons.
Ce qui m’a touchée en le voyant, c’est sa joie ! Il a un sourire qui en ferait craquer plus d’un(e) ! Il s’intéresse à tout, aime jouer, rire ! Sa maman (Raïssa) s’occupe bien de lui, elle le met régulièrement dans le siège adapté que le Centre Espoir lui a fourni. Elle le verticalise, et vient assidûment au centre pour faire les séances de rééducation et d’éveil.
Lors de notre visite chez eux (en mars 2018), Raïssa traversait une période difficile, elle était abattue et découragée. Son mari est souvent absent, il ne travaille pas mais elle ne sait pas ce qu’il fait de ses journées.
Afin de subvenir aux besoins de sa famille (elle a deux autres enfants), elle avait trouvé un travail. Mais lorsque son mari l’a su, il est allé voir l’employeur pour lui interdire d’embaucher sa femme. Elle n’a donc pas pu avoir le poste.
Rachel lui a proposé de venir au centre pour qu’elle participe à l’artisanat, ce qu’elle a accepté. Elle est très impliquée dans cette nouvelle activité. Elle vient toutes les semaines et fait un très bon travail. Elle fabrique des sous-plats en tissu africain.
Les moments partagés ensemble autour de l’artisanat sont l’occasion de se connaître davantage, de l’encourager dans les difficultés qu’elle peut partager et de parler de Dieu. De façon très concrète, le premier “salaire” qu’elle a reçu lui a permis d’acheter un sac de riz pour pouvoir nourrir sa famille.
J’ai très rapidement eu beaucoup d’affection pour Léonel et Raïssa. Leurs sourires malgré les difficultés qu’ils rencontrent ont été un réel encouragement pour moi. »

En janvier 2019, Raïssa a commencé un apprentissage de tissage d’une durée de 3 ans. Elle apprend à tisser des pagnes très prisés par les femmes au Burkina. Le Centre Espoir finance 80 % de cette formation. Léonel continue de venir au Centre Espoir pour les soins de réhabilitation.

Pour améliorer les conditions de vie de nos jeunes en situation de handicap, le Centre Espoir met en place des activités liées à l’élevage et créatrices de ressources. En général, on donne 2 moutons ou 2 chèvres.
Tous les projets soutenus par le Centre Espoir sont basés sur le principe unique de microcrédit : « Qui reçoit… donne ». Pour chaque animal reçu en début de projet, les familles s'engagent à faire don d'un autre animal né de leur élevage au bout de 2 et 3 ans. Les animaux rendus sont remis à une autre personne en situation de handicap.
Le Centre Espoir accorde aussi des microcrédits permettant de faire des petits projets de commerce.


Microprojet générateur de revenus
Benjamin Bangou
a 12 ans. Il a commencé à faire des crises d’épilepsie dans sa petite enfance. Sa maman a entendu parler du Centre Espoir. En septembre 2016, elle s’est présentée avec son enfant épileptique pour que nous puissions l’aider. Aussitôt un traitement antiépileptique a été mis en route. Quelques mois plus tard, nous constations déjà un très grand changement pour Benjamin. Il faisait moins de crises, pouvait jouer avec ses copains et coopérer avec Samuel, son animateur. Après plusieurs visites à domicile, Samuel réalise que les parents ont des difficultés pour acheter le traitement de phénobarbital. L’enfant a besoin de 30 comprimés par mois soit 300FCFA, (50 cts d’euros).
Samuel a proposé à la famille de mettre en route un microprojet générateur de revenus dans le but de permettre aux parents de payer le traitement médical de leur fils.
Après une enquête, il est décidé avec l'enfant d'élever des moutons. En avril 2018, deux moutons qui ont été achetés au marché local de Yamba, lui ont été remis. Dans 2 ans, il remboursera un mouton au Centre Espoir. Cela permettra d’aider une autre famille. Un des moutons a déjà mis bas.
Les enfants épileptiques sont très marginalisés et souvent traités d’incapables. Benjamin est fier d’avoir 2 animaux à lui et apprend à se sentir responsable en les élevant le mieux possible.



Le petit Anatole a maintenant 13 ans. Il a toujours son sourire magnifique malgré sa vie difficile. En 2018, le Centre espoir l’a accompagné plusieurs fois à Ouagadougou pour des consultations médicales et des examens. Il a eu un scanner et 2 IRM. Au final, on pense qu’Anatole a une maladie génétique orpheline. Cette maladie l’handicape beaucoup et il doit passer la plus grande partie de sa journée, couché. Les animateurs du Centre Espoir le visitent souvent à domicile et parlent, jouent, prient avec lui. Chaque mercredi, Ahadou qui travaille sur la station missionnaire, va le chercher avec lavoiture deFrançoise pour qu’il puisse participer au club biblique. Anatole aime bien écouter les histoires bibliques. Il demande au Seigneur de le guérir pour pouvoir remarcher un jour.
Anatole bénéficie d’un microprojet d’élevage depuis avril 2018. Le Centre Espoir lui a construitun poulailler et un pigeonnier. Anatole apprend à prendre soin de quelques poules et pigeons. Nous avons aussi construit en briques de ciment, une petite maison pour Anatole et sa maman. L’ancienne maison n’aurait pas résisté à la prochaine saison des pluies. La maman d’Anatole étant très pauvre, c’était difficile de ne pas répondre à ce grand besoin. Cependant, elle a participé un peu aux dépenses.



Kader, 23 ans, est devenu aveugle, subitement, il y 2 ans et toutes ses ambitions se sont évanouies du jour au lendemain. Il était complètement désœuvré. Grâce à nos bonnes relations avec M.Naré, Directeur de l’école Siloé, école chrétienne des aveugles à Ouagadougou, nous avons pu envoyer Kader en formation chez lui, en avril 2018, pendant 6 mois. Il a appris à lire en braille et a reçu une formation agropastorale et artisanale en tissage. Kader est capable maintenant de tisser des chaises avec du cordage nylon de couleur.
Avec sa tablette et poinçon, Kader prend des notes lors des messages à l’église.
Diallo Fati, 22 ans est non-voyante. Yempaabou, son animateur, la suit depuis mai 2018 en se rendant régulièrement chez elle. Un des défis était de voir comment l’aider à apprendre quelque chose malgré sa cécité. Plusieurs obstacles se présentaient : nous avions affaire à une jeune femme, aveugle depuis sa naissance, defamille peuhle et musulmane, n’étant jamais sortie de chez elle mais intelligente et capable de se débrouiller dans la vie quotidienne.
Le Centre Espoir a proposé à Fati et à ses parents, de suivrela même formation que Kader. Au moment du départ, Fati a eu peur et a refusé de se rendre à Ouagadougou car elle craignait l’extérieur sans la sécurité familiale. Puis quelques temps plus tard, elle a accepté de partir. Depuis février 2019, elle est à Ouagadougou. Tout se passe bien pour elle. Quand Bachirou, responsable du programme éducatif, lui a rendu dernièrement visite, elle était très heureuse de son apprentissage.
Un nouveau défi pour le Centre Espoir : aider ces deux jeunes à créer leur petite entreprise, à trouver un marché pour qu’ils puissent vendre leurs réalisations.

Depuis, ses débutsen octobre 2015, le Centre Espoir a mis 13 jeunes en apprentissage + 2 mamans d’enfants très handicapés. Le Centre Espoir finance 80 % des frais de formation. 39 personnes bénéficientd'un microprojet générateur de revenus.


Jeunes mis en apprentissage de couture: 6
Jeunes mis en apprentissage de tissage : 4
Jeunes mis en apprentissage de soudure: 3
Jeunes mis en apprentissage pour non voyant : tissage chaises, etc, : 2

Microcrédits petit commerce : 12
Microprojets élevage (mouton/chèvre/porc/poules) : 27

Il y a encore environ 61 personnes en situation de handicap qui ont besoin de bénéficier d’un apprentissage ou d’un microprojet. Les animateurs font des enquêtes à ce sujet puis partagent leurs avis en réunion d’équipe. Une décision est ensuite prise.


Prions pour le Centre « Espoir »

Prions pour ceux qui servent de médiateurs dans les communautés pour améliorer la vie des enfants handicapés. Prions notamment pour les animateurs du Centre Espoir qui sillonnent la province pour atteindre les enfants à domicile. Prions pour leur protection sur la route. Plusieurs villages ne peuvent plus être atteints à cause du risque sécuritaire.

Les personnes handicapées ont beaucoup à offrir à leurs communautés mais, comme c’est le cas pour tout le monde, il faut leur en donner lapossibilité. Prions pour que nous puissions continuer à pourvoir pour les frais d’apprentissage et la mise en route des microcrédits.
Prions pour tous ceux qui apprennent actuellement un métier. Qu’ils puissent vraiment en vivre dans le futur. Prions aussi pour qu’au travers de cela, ils puissent comprendre l’amour de Jésus.

Jésus-Christ est mort sur la croix pour que nous puissions être réconciliésavec Dieu et connaître la paix profonde qu’il nous offre, quelle que soit notrecondition physique. En Jésus-Christ, chaque personne peut reconnaître savraie valeur de fils ou de fille de notre Dieu vivant. Prions pour le témoignage de toute l’équipe auprès des 571 personnes inscrites dans le Centre Espoir (statistiques fin février 2019).

Prions pour la bonne continuation du travail à distance (Internet) entre l’équipe et Françoise qui est actuellement en France. Prions pour les rencontres dans les églises en France, Belgique et Italie.

Grâce à un don fidèle, même petit, c’est le destin des enfants handicapés que vous pouvez changer.
Engagez-vous dans le projet :


N’oubliez pas de préciser la destination de votre don :
« Projet Centre ESPOIR/Burkina Faso »
N°:093941

Par CHÈQUE
Ordre : SIM France
Verso : indiquer CENTRE ESPOIR / BURKINA FASO
Envoyer le chèque au bureau SIM France :
SIM France
Quartier les Mians
84860 Caderousse
T: 33(0)4 90 51 00 69 sim.france@sim.org "Cliquez ici"
sim.france@sim.org

Par VIREMENT BANCAIRE
Contacter SIM France pour obtenir les instructions bancaires

DON en LIGNE
www.simorg.fr "cliquez ici"

Haut de page
Lettre de nouvelle Françoise Pedeau 3/18
  • Auteur : Maija
  • Mise en ligne : 31/12/2018

Françoise Pédeau — francoise.pedeau@gmail.com — 07 69 88 62 82


Recevez mes meilleurs vœux pour 2019.
Dernièrement j’ai entendu un message portant sur la fidélité de Dieu. « Toi, Éternel, tu ne me refuseras pas tes compassions. Ta bonté et ta fidélité me garderont toujours » (Psaumes 40/12). Je repassais alors dans ma tête, les événements vécus en 2018 et cela m’a fait du bien de réaliser de nouveau, combien Dieu est fidèlement présent dans tout ce que nous vivons.

Fidélité et bonté de Dieu au début de l’année 2018.

Dans ma dernière lettre de nouvelles, je mentionnais qu’entre janvier et avril 2018, de nombreux amis d’horizons divers, étaient venus à Fada N’Gourma, dans le but d’aider au Centre Espoir. C’était incroyable d’avoir eu autant de visites dans un temps si court. Je ne réalisais pas à ce moment là que le temps était compté et que tous ces voyages deviendraient impossibles à réaliser. On était déjà dans l’urgence. En effet, personne n’aurait imaginé que pour des raisons de sécurité (gros risques d’attaques terroristes et d’enlèvements), tout allait changer en quelques semaines et que tous les missionnaires basés à l’est du Burkina devraient quitter leurs stations respectives fin avril 2018 et rester sur Ouagadougou. Dieu avait tout planifié. Tous ces amis ont eu le temps de faire des installations importantes ou de donner des enseignements précieux avant que cela ne soit plus possible de le faire. Cela a été un grand bénéfice pour la petite équipe burkinabée du « Centre Espoir », restée seule sur le terrain. Prions pour le Burkina Faso, pour la protection de la population burkinabée. Il y a des endroits où les animateurs ne peuvent plus se rendre auprès des enfants handicapés. Certaines routes sont trop dangereuses. Pourtant, beaucoup de ces petits meurtris dans leurs corps, ont besoin d’être pris en charge et d’être suivis très régulièrement.


Fidélité et bonté de Dieu depuis mon retour en France.



Malgré les 6000 km qui me séparent du centre Espoir, je peux poursuivre mon travail. Je suis si reconnaissante de pouvoir continuer à être proche de mes petits amis handicapés. Une grande partie de mon temps est consacré au télétravail ! Plusieurs jours par semaine, je suis en contact avec mes collègues du Centre Espoir par Skype ou par Whatsapp. Mon rôle est d’encourager l’équipe, de la conseiller. Je supervise aussi la comptabilité et je m’occupe de tout le coté communication. Kanfiéni assure la direction du Centre et maintient une bonne vision du travail. La rentrée scolaire, un point fort du 3e trimestre, a été rondement menée et de nouveaux enfants en situation de handicap ont pu être scolarisés. Je continue à travailler par Skype avec quelques-uns de mes lycéens aveugles.



Fidélité et bonté de Dieu lors de mes tournées
(France, Italie, Belgique/Luxembourg). Les voyages (pratiquement tous en train) se sont bien déroulés. Merci à Michel et Maïja et leurs enfants, Ruth et Pascal, Henriette et Modibo, Catherine et Mario, Jacques et Hélène, Monique et Georges, Clément et Sylvie, Christian et Elfriede, Jan et Tietia, Jean et Roselyne, Laurent et Michelle et à tant d’autres amis, pour leur accueil, hébergement et aide dans les transports. C’était une tournée « 5 étoiles » ! Il était bon de revoir plusieurs amis de longue date qui sont restés si fidèles en amitié et en soutien. J’étais bien encouragée de partager dans les Églises, ce que Dieu fait pour les enfants handicapés. Il y a tant à faire et tant de misère physique et spirituelle. Beaucoup de personnes rencontrées lors des réunions m’ont assurées de leur soutien fidèle dans la prière.

En novembre lors de ma tournée en Italie, j’ai pu assister au « Mercatino » organisé par l’Église de Turin via Virle. L’engagement fidèle de cette Église qui, depuis plus de 25 ans se mobilise pour récolter des fonds pour mon travail, est un exemple à suivre pour soutenir la mission. Jeunes et moins jeunes se préparent toute l’année pour fabriquer de belles choses à vendre (artisanat, confitures, vêtements, etc.). Cette action est un énorme soutien et permet la pérennisation du Centre Espoir. La prise en charge d’un enfant demande des années d’accompagnement. L’équipe burkinabée a besoin d’être encouragée par notre soutien dans la prière et par nos actions concrètes. Il faut continuer à soutenir et surtout ne pas se relâcher, ni se décourager à agir.

Engagez vous dans le projet « 1000 soutiens pour le Centre Espoir » par un don fidèle de 20 euros par mois.

À partir de mi-février 2019, je vais reprendre mes tournées. N’hésitez pas à me contacter pour une visite.

Fidélité et bonté de Dieu pour les 125 ans de la SIM.

J’ai pu participer à la journée de célébration des « 125 ans de la SIM Internationale et des 40 ans de SIM France », le 24 novembre passé.

Laissez-moi vous faire part de cet article écrit par le bureau de SIM France : « Depuis 125 ans, des millions de personnes ont été transformées par l’Évangile après avoir été au bénéfice de nos ministères – santé, éducation, développement, agriculture, business, etc. – dédiés à répondre à leurs besoins tout en manifestant l’amour de Dieu pour elles. Des milliers d’Églises locales ont vu le jour et ont été fortifiées dans leur marche avec Dieu. Et même si rien n’est parfait dans ce qui a été réalisé, Dieu a fait grâce, Il a pourvu, et a permis que Son œuvre se fasse, malgré nous. Mais beaucoup reste à faire, car aujourd’hui encore, plus de 7000 communautés dans le monde – soit près de 3 milliards d’êtres humains, n’ont jamais entendu parler de l’Évangile ! L’engagement de tous les enfants de Dieu dans Sa mission est nécessaire pour que celle-ci réussisse et pour que la gloire de Dieu rayonne. C’est avec reconnaissance et empressement que nous sommes tournés vers le présent et l’avenir, afin que Dieu continue, à travers ses ouvriers, d’accorder le Salut à des millions d’autres personnes à travers le monde; et ceci afin que la Parole s’accomplisse : Je regardai et je vis une foule immense que personne ne pouvait compter. C'étaient des hommes de toute nation, de toute tribu, de tout peuple et de toute langue. [...] et ils criaient d'une voix forte : “Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône et à l'Agneau” (Apocalypse 7.9-10). »

Quand, je lis ce verset ci-dessus, je pense toujours à la petite Maalo, aveugle, qui dit dans son témoignage qu’un jour elle verra Jésus de ses propres yeux.

Fidélité et bonté de Dieu pour 2019.

Il y a eu quelques situations bien difficiles à accepter au cours de 2018, mais cela m’a permis de comprendre davantage que Dieu ne permet rien sans qu’il ne poursuive son but dans ma vie.

« La peine et les épreuves font partie de notre lot ici-bas. Et Dieu est capable d’utiliser nos blessures pour nous bénir et bénir les autres autour de nous. Aucune de nos expériences n’est vaine. Laissons Dieu les utiliser pour accompagner son but dans notre vie. Prenons la décision en ce début d’année de pardonner et d’oublier. Nous serons alors capables de voir qu’au milieu de nos épreuves, non seulement Dieu était là mais qu’il nous accompagnait, qu’il avait sa bonne main sur nous. Dieu nous réserve toujours de nouvelles bénédictions. » (Passage tiré du livre écrit par Soula Isch : Mes quelques pas sur cette terre.)

Merci de continuer à prier pour ma maman. Je suis très reconnaissante de pouvoir l’entourer, lui prendre la main, prier pour elle. J’ai beaucoup de peine de la voir si faible et si dépendante et surtout si triste. Mes journées sont très chargées et j’ai peu de temps pour moi. Mais ça va.

Le Directeur de SIM France et son équipe, vu la situation sécuritaire au Burkina et vu ma situation familiale ont pris la décision que je reste pour l’instant en France et continue mes tournées et le travail au Centre Espoir tout en prenant soin le plus possible de ma maman. En septembre prochain, une nouvelle décision sera prise.

Je dois trouver un logement à Paris et c’est un grand sujet de prière. Depuis 3 ans, je suis inscrire sur le fichier des HLM (Habitation à Loyer Modéré) mais jusqu’à présent aucune proposition ne m’a été faite. Merci de prier pour cette situation. C’est important que je puisse avoir un tout petit endroit à moi, pour vivre et pour poser mes affaires toujours stockées dans des malles. Je veux vraiment m’appuyer sur cette promesse de Jésus : « Mais notre père qui est au ciel sait que vous en avez besoin » (Matthieu 6/32).

N’hésitez pas à me contacter pour toutes questions que vous avez sur le cœur. J’ai pris beaucoup de retard dans mon courrier et je vous prie de m’en excuser, mais petit à petit je vais répondre à chacun.

Pour vos dons, n’oubliez pas de préciser la destination de votre don :
SIM, pour Soutien Françoise Pédeau
SIM, pour Ministère Françoise Pédeau (Aide pour les différents projets dont " Centre Espoir/RPHG, CHA, projets de l’Église gourmantché, ministère de l’école du dimanche, container, etc.)
SIM France : Les Mians – 84860 Caderousse Contact : sim.france@sim.org – Tel : 04 90 51 00 69
SIM Suisse : Rue Weissenstein 1 – C.P. 4051 – CH. 2500 Biel/ Bienne 4 Contact : sim.suisse@sim.org
SIM Belgique : Contact : sim.belgique@sim.org

Haut de page
Lettre de nouvelles Françoise Pedeau 2/18
  • Auteur : Maija
  • Mise en ligne : 15/06/2018

SIM Société Internationale Missionaire www.simorg.fr Juin 2018 (LPF 2/18)

Françoise Pédeau
82 Avenue Félix Faure - 75015 Paris basée à Paris depuis le 22 avril.

francoise.pedeau@gmail.com (0033) 07 88 04 01 14.



Haut de page
Lettre nouvelle N°2 2018
  • Auteur : Maija
  • Mise en ligne : 04/04/2018

« Ce que vous faites au plus petit des miens, c’est à moi que vous le faites ».La Bible

Centre « ESPOIR / RPHG »
Centre de Réhabilitation à Base Communautaire pour les personnes en situation de handicaps dans la province du Gulmu Burkina Faso
Projet SIM - N°093941

Aux plus petits des miens... Lettre de nouvelles n°2/2018

rphgfada.simbf@gmail.com


Centre ESPOIR/RPHG -

L’actualité du centre ESPOIR a été marquée, ce premier trimestre, par de nombreuses visites : formateurs, nouveaux arrivants ou encore aides ponctuelles ; toutes ces rencontres contribuent à la construction du centre ESPOIR pour fournir un service toujours plus efficace auprès des familles de cette région de Fada.

« Nous faisons tout notre possible pour que toutes les personnes qui viennent au centre ESPOIR y trouvent une aide, une solution, un accompagnement de notre part. » Françoise

Après plusieurs courts séjours au Burkina, Nicolas vient cette fois pour une année mettre ses compétences de kinésithérapeute à disposition des familles et de l’équipe. Il travaille en binôme avec Daniel pour la fabrication des appareils orthopédiques et forme l’équipe d’animateurs à la pratique de la kiné.

« Grâce à chacun ici, j’apprends à adapter mon métier aux pathologies, codes et conditions locales. » Nicolas


Bonne arrivée

Aurélie, travailleur social en France, a fait le pas de foi de stopper son emploi pendant 10 mois et se mettre au service du centre. Avec Kanfieni, elle apprend principalement la gestion comptable et administrative, ainsi que la couture… pour développer le projet d’artisanat du centre.

« Travailler au centre ESPOIR, c’est aussi être quotidiennement au contact des habitants de Fada qui viennent au centre, c’est jouer avec les enfants dans la salle d’attente, c’est créer du lien avec les familles dont les enfants viennent au club biblique du mercredi. » Aurélie

Enfin, un atelier orthopédique sur pieds !

La belle nouvelle de ce début d’année est la mise en place de l’atelier orthopédique ! Une fois l’électricité enfin accordée, le nouveau four à prothèses enfin réceptionné, Daniel peut enfin appareiller.

Beaucoup de personnes ont apporté leur aide pour qu’il soit fonctionnel : cet atelier va permettre à de nombreux enfants, jeunes et adultes de bénéficier d’un appareillage adapté, de qualité et porteur d’espoir d’amélioration de leur condition.


Les premiers bénéficiaires ont été deux jeunes hommes, amputés chacun d’une jambe. Ils sont repartis tout joyeux marchant normalement sans béquille grâce à leurs prothèses.

Le témoignage de Jessica et sa famille en est aussi une très belle illustration.

Jessica est arrivée en famille au centre ESPOIR. Depuis sa naissance, ses muscles du dos ne lui permettent pas de soutenir sa colonne vertébrale ce qui l’empêche à 4 ans, de tenir sa tête droite. En grandissant, si rien n’est fait, d’autres troubles lourds, notamment respiratoires, vont se développer. Elle a besoin d’un corset pour permettre à son dos de grandir dans une bonne position. Sa fabrication demande de la technique et nous sommes très reconnaissants de la venue de 2 appareilleurs françaises, Suzanne et Hélène ainsi que Diergou, le formateur de Daniel.

1 mois plus tard, Jessica revient pour une visite ; nous sommes témoins de beaux progrès ; elle tient sa tête quelques minutes et arrive même à la relever. Ce premier résultat encourageant est le fruit d’un travail complémentaire entre le centre ESPOIR et des parents aimants qui se mobilisent pour la stimulation de leur fille. Parce que sa famille comprend l’importance de prendre du temps avec elle, Jessica a vraiment un bel espoir d’être considérée et socialement intégrée.

Son histoire vraie

Il semble avoir 10 ans, ce petit homme qui marche sur une jambe, avec un bâton pour canne car son autre jambe était déformée et invalide.

Dieu, au-devant de toutes choses, est à l’origine de notre rencontre ce jour là, dans le village de Mahadaga. C’est parce qu’il a pu bénéficier d’une prise en charge adaptée (chirurgie et appareillages), d’un soutien financier et d’une aide pour sa scolarité qu’aujourd’hui, Diergou, est un homme de 40 ans, passionné par son métier : appareilleur orthopédique pour le CHA.

Toujours prêt à redonner ce qu’il a appris, cet appareilleur appareillé a formé et continue de former Daniel en l’encourageant, par son témoignage à manifester et partager l’amour de Christ.

Son histoire nous rappelle qu’en chacun réside un espoir d’une vie transformée, comblée.

Au centre ESPOIR, la prise en charge d’un enfant handicapé coûte 20€ /mois

La participation demandée aux familles est en moyenne de 10€ /an

Le reste est financé par le centre et seulement grâce à vos dons

1 don de 20€= 1 mois de prise en charge d’un enfant

1 don de 240€ = 1 an de prise en charge d’un enfant

Chaque don régulier par mois permet un suivi et un accompagnement durable pour l’enfant.

Cette lettre est dédiée à toute l’équipe de « Jecourspoureux ».

Merci pour votre engagement à nos côtés et pour le grand défi que vous avez réalisé en permettant au Centre ESPOIR d’être équipé d’un atelier orthopédique. Merci Nicolas, Antoine, Anne-Sophie et Raphaël. Merci à vous tous, amis donateurs.

Car Dieu n’est pas injuste pour oublier votre travail et l’amour que vous avez montré pour son nom, ayant rendu et rendant encore des services aux saints. (Hébreux 6/10

SIM France : Les Mians – 84860 Caderousse Contact : sim.france@sim.org – Tel : 04 90 51 00 69
SIM Suisse : Rue Weissenstein 1 – C.P. 4051 – CH. 2500 Biel/ Bienne 4 Contact : sim.suisse@sim.org
SIM Belgique : Contact : sim.belgique@sim.org
SIM UK: Contact:info@sim.co.uk

Haut de page
Administration