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Lettre de nouvelles Centre Espoir 06-19
  • Auteur : Maija
  • Mise en ligne : 09/07/2019

AUX PLUS PETITS DES MIENS / LN n°2/2019
CENTRE ESPOIR/RPHG / Projet SIM / N°093941
rphgfada.simbf@gmail.com francoise.pedeau@gmail.com


Le Centre Espoir est une porte ouverte permettant à nos enfants, jeunes et adultes handicapés,
de vivre comme Dieu l’entend : sans préjugé, en ayant les chances de jouer un rôle dans leur
société et d’utiliser leur plein potentiel dans la communauté. Il est une porte ouverte pour présenter le message
transformateur du salut en Jésus-Christ. L’annonce de l’Évangile fait partie intégrante de notre travail social.
La Bible nous parle de l’amour de Jésus et de sa compassion pour ceux qui souffrent dans leur corps,
pour ceux qui sont « différents », qui sont marginalisés et considérés comme des charges inutiles.
Seuls l’amour et la miséricorde de Jésus permettra à nos amis handicapés de retrouver leur dignité et
l’assurance d’avoir une immense valeur aux yeux de Dieu.

Maalo, aveugle, donna sa vie à Jésus, sans être certaine de retrouver la vue. Mais elle comprit que Dieu
lui proposait une perspective bien plus grande. Un passage de la Parole de Dieu éclaira son cœur :
« Les aveugles verront et les sourds entendront » (Ésaïe 35.5). Jésus a ouvert les yeux de son cœur en se révélant à elle
et en lui offrant la vie éternelle. Et Il lui a donné cette ferme espérance qu’elle le verra de ses propres yeux, face à face,
et qu’elle se réjouira avec le peuple de Dieu dans Son royaume où plus aucune souffrance ni handicap n’existeront.
C’est cette espérance qui réjouit d’ores et déjà Maalo dans les temps présents.
« J’ai compris que le handicap n’est ni une fatalité, ni une malédiction. » Elle sait que Dieu lui a aussi réservé un avenir
ici-bas. C’est cela qu’elle veut partager aux personnes qui l’entourent, qu’elles soient handicapées ou non, car même
valides, les gens qui ne connaissent pas Christ sont aveugles.

Un enfant handicapé fait peur. On considère qu’il a été attrapé par les mauvais génies de la brousse. Si on le touche,
on risque d’être à son tour, sous le coup d’une malédiction. C’est pour cela qu’un bon nombre d’enfants sont délaissés,
sales, isolés, en manque d’amour.
Catherine et Esdras ne savent rien faire par eux-mêmes mais leurs parents respectifs sont chrétiens.
Cela se voit tout de suite quand on leur rend visite. Il y a une paix et une joie bien présentes au sein de la famille, malgré
le lourd handicap des enfants. On trouve ces derniers toujours propres, bien soignés. L’amour que leurs parents
leur témoignent est aussi un témoignage dans le village.

L’histoire de Badandi, 29 ans, est touchante. C’est un jeune adulte, assis dans un vieux fauteuil roulant, poussé par son petit
frère trisomique, qui un jour se présente au Centre Espoir pour nous demander de l’aide. Après discussion,
nous démarrons avec lui un microcrédit pour faire du petit commerce. Devant sa grande dépendance physique,
nous avons eu à cœur de lui remettre un fauteuil roulant électrique reçu de la France via les containers envoyés
par nos amis Michel et Maïja. Pourtant, il n’y a pas d’électricité chez lui.
Mais Badandi est chrétien et bien entouré par son église locale. Nous avons été touchés lorsque nous avons appris la
décision de son pasteur. Ce dernier lui a permis de recharger la batterie du fauteuil au sein des locaux de l’église.
Maintenant Badandi est autonome pour ses déplacements.
Nous avons trouvé très encourageant que l’église locale se mobilise et témoigne de la compassion envers Badandi.

Pour atteindre et aider les personnes handicapées, il faut aller là où elles vivent. En octobre 2015, suite à un entretien avec
un pasteur, Dieu a conduit nos pas vers un village situé à 30 km à l’est de Fada N’Gourma. Ce pasteur avait rencontré une
femme adulte qui ne pouvait pas marcher et il nous avait demandé de lui rendre visite. C’est comme cela que nous avons
fait la connaissance de Sala (34 ans). Ayant contractée la poliomyélite dans sa petite enfance et n’ayant reçu aucun soin,
elle est aujourd’hui très handicapée physiquement. Elle se déplace en rampant et même ce mouvement est très difficile
pour elle.
Le Centre Espoir a pu soutenir Sala dans plusieurs domaines. Des latrines mises en place à coté de sa chambre, lui ont
permis de retrouver une dignité. Elle a bénéficié aussi de plusieurs microcrédits. Petit à petit, elle a développé un petit
commerce de céréales, lui donnant une certaine reconnaissance sociale.
Un tricycle électrique fonctionnant à l’énergie solaire, spécialement adapté à son handicap, a été fabriqué par nos amis de
Messiah College et lui a été remis. C’était un très beau cadeau pour elle. Elle peut maintenant être autonome pour ses
déplacements.
Dès notre première rencontre avec Sala nous lui avons parlé de Jésus. Elle nous a alors dit qu’elle est chrétienne car sa
maman l’était. Grâce à son tricycle, elle se rend chaque dimanche au culte de la petite église locale située prés de chez elle.
Petit à petit, Sala a progressé dans sa foi et elle se fera bientôt baptiser. En attendant, elle apprend avec beaucoup de
sérieux ses versets bibliques. Ne sachant ni lire, ni écrire, elle n’a pas accès à la lecture de la Bible. Nous venons de lui
remettre une petite radio solaire équipée d’un MP3. Une toute petite puce et le tour est joué. Sala peut enfin écouter à
tout moment le Nouveau Testament dans sa langue, le gourmanchéma. Elle peut aussi le faire écouter à ses amis dans trois
autres langues si besoin (Le fulfulde, le mooré et le français). Yempaabou, lui a bien expliqué comment cela fonctionne.
Mariam Yonli, 4 ans, hémiplégique est dans le même village. Elle se rend tous les dimanches avec Sala. Mariam est devenue
sa petite amie. En 2 ans, Sala a beaucoup changé. Elle se sent aimée, reconnue. Tout ce qu’elle vit la rend heureuse et elle
apprend à se confier davantage en Jésus.

Buabani, 12 ans, habite un village situé à 20 km de Fada N’Gourma. À l’âge de 6 ans, il a contracté une forte fièvre.
Tout d’un coup, il ne pouvait plus s’asseoir, ni marcher, ni manger seul. Il est devenu sourd-muet. Petit à petit, il a réappris
les gestes de la vie quotidienne et aujourd’hui, il est capable de faire beaucoup de choses. Il bavait beaucoup mais grâce
aux soins donnés par son animateur, Yempaabou, cette situation s’est beaucoup améliorée. Dès qu’il voit arriver la moto,
Buabani court pour mettre des habits propres et accueillir Yempaabou en dansant. Il a reçu 2 moutons du Centre Espoir et
c’est lui qui prend soin de ces animaux. Yempaabou essaie de lui parler de l’Évangile avec des images car Buabani n’entend
pas. Tous les changements observés dans la vie de Buabani ont touchés le cœur de ses parents musulmans. À plusieurs
occasions, nous avons pu lire avec les parents des passages bibliques et prier avec eux.
Lalipua est toujours très heureuse quand Samuel son animateur, vient lui rendre visite. Cette jeune femme de 19 ans,
dépendante à 100 % pour sa vie quotidienne, vit pratiquement couchée. Elle a des difficultés à s’exprimer mais fait
beaucoup d’efforts pour apprendre des versets bibliques. Cela prend beaucoup de temps mais aujourd’hui, elle peut réciter
Jean 3/16 : « Car Dieu a tant aimé “Lalipua” qu’il a donné son Fils unique, afin que “Lalipua” croit en lui, ne périsse pas mais
qu’elle ait la vie éternelle. » Elle n’est jamais seule quand elle récite ses versets avec Samuel. Elle est entourée de
nombreuses personnes de sa concession qui entendent à leur tour comment Dieu les aime.
Fridawz, infirme motrice cérébrale aime quand son animateur, Kankanjua, vient lui raconter une histoire biblique. Grâce à
son fauteuil roulant, sur lequel on peut adapter un support en bois servant de table, elle peut colorier le cahier de coloriage
biblique qu’elle a reçu de ses parrains de France. Sa maman a reçu un Nouveau Testament qu’elle dit lire chaque jour. Elle
prie en secret et se rend de temps en temps à l’église si elle le peut.

Si vous passez par le Centre Espoir, le mercredi après-midi, vous verrez pleins d’enfants joyeux d’être ensemble. Certains
entendent mais ne parlent pas, d’autres se déplacent avec un fauteuil roulant ou ont un bras amputé. Quelques-uns ont un
retard intellectuel ou ne voient pas bien, d’autres n’ont pas de handicap du tout, etc. Malgré leurs différences, ils ne font
qu’un, réunis autour de la Parole de Dieu. On a l’impression de vivre un peu le royaume de Dieu sur cette terre en les
voyant heureux de pouvoir s’exprimer, dessiner, jouer, chanter, prier ensemble.

Anatole est l’un des plus fidèles. Nous allons le chercher avec la voiture car il habite à 3 km du centre. Tout allait bien pour
Anatole (14 ans). Il fréquentait l’école primaire, quand, tout d’un coup, il y a 6 ans, en une seule nuit, sa vie a basculé.
Il ne pouvait plus se lever. Puis il est devenu très spastique. Le Centre Espoir l’a rencontré en 2015. À ce moment là, c’était
très difficile pour lui de rester assis même quelques minutes. Seule la position couchée rendait la douleur plus supportable.
Beaucoup d‘examens ont été alors fait. Au final, on pense qu’Anatole est atteint d’une maladie neurologique orpheline !
Récemment le premier mai, il y a eu un Rallye regroupant tous les enfants des églises évangéliques de Fada N’Gourma.
Quelle fut notre surprise en voyant Anatole y participer. Ses copains l’avaient amené en poussant son fauteuil roulant.
Sa petite église locale avait même participé aux frais de la journée. Cela nous a beaucoup touchés.



Anatole demande à Dieu de pouvoir remarcher, d’être guéri. Il aime chanter le petit chant qui dit « On bat les mains pour
louer Dieu, quand moi, je loue mon Dieu, tous les démons sont chassés ». Nous prions beaucoup pour lui et avec lui.
Dernièrement, il a beaucoup moins de douleurs. Kanfiéni partage que c’est un vrai miracle : « Par la grâce de Dieu, tout va
pour le mieux pour lui. Il tient bien assis sur son fauteuil durant tout le club et discute énormément avec nous. »
Le nouveau défi d’Anatole est d’apprendre à se déplacer avec un tricycle électrique.

Noaga et son frère Fidimpali sont nains tous les deux. Ils ne peuvent pas venir tous les mercredis à cause de la distance
entre chez eux et le Centre. Mais quand ils viennent, leur joie nous touche beaucoup. Noaga subit de la discrimination à
l’école. Son enseignante n’est pas très gentille avec lui. Récemment, devant l’animateur du Centre Espoir, dans la classe,
elle a interpellé Noaga en lui criant « Noaga, tes camarades ne t’aiment pas ». Mais Jésus aime Noaga et Noaga a beaucoup
de valeur à ses yeux. C’est ce que nous essayons de lui montrer en l’entourant du mieux possible.
Ses parrains de France le portent aussi dans la prière. Prions pour que Noaga donne son cœur à Jésus
et puisse s’appuyer sur Lui tout au long de sa vie qui n’est déjà pas simple.
Dialenli, 19 ans est malvoyant. Il poursuit ses études depuis octobre 2018, avec 5 autres jeunes aveugles à Ouagadougou,
dans l’école chrétienne des déficients visuels « Siloé ». Bachirou, le responsable du programme éducatif a fait plusieurs
déplacements dans la capitale pour superviser la scolarité de nos jeunes mais aussi pour les encadrer spirituellement.
Lors de leurs discussions, il s’est rendu compte que Dialenli avait rétrogradé dans sa foi. Dans le passé, ce dernier avait été
opéré d’une cataracte bilatérale. Sa vision qui s’était bien améliorée s’est petit à petit altérée. Il s’est découragé et sa foi a
vacillé. Il n’allait plus à l’église. Une nouvelle opération a pu améliorer la situation. Il a repris espoir. L’année prochaine, il
passera le baccalauréat. Pendant plusieurs mois, Bachirou a pu discuter avec lui et le réconforter avec la Parole de Dieu.
Depuis Dialenli veut vraiment marcher avec le Seigneur. Nous disons souvent à nos jeunes qu’ils ne doivent pas s’appuyer
sur le Centre Espoir mais sur Jésus car lui seul est l’appui solide qui les accompagnera tout au long de leurs défis et combats
sur cette terre.
Le Centre Espoir soutient la scolarité de 34 enfants sourds. Ils ont été placé à Fada N’Gourma, dans une école/internat,
pour déficients auditifs. C’est une école laïque. Nous avions à cœur de partager l’Évangile avec ces 34 enfants.
Le Directeur de l’école était un peu réticent lorsque nous lui avons demandé de venir une fois par mois pour faire une
réunion avec eux. Il craignait la réaction des parents des autres enfants inscrits dans cette école. Finalement,
il nous a autorisés à venir une fois, à la condition que seuls, les enfants soutenus par le Centre Espoir y assistent.
Il y a eu beaucoup de joie à l’école ce jour là et comme c’était un peu avant Pâques, nous avons présenté le beau message
de la Résurrection. Un enfant entendant, connaissant un peu le langage des signes, nous a aidés avec la traduction.
Aucun enseignant n’était présent.La fondatrice de l’école, informée de cette action, a téléphoné et dialogué avec Kanfiéni,
responsable du Centre Espoir. Elle lui a demandé que l’équipe vienne régulièrement parler de la Parole de Dieu à tous les
enfants. En juin dernier, 60 enfants, 2 enseignants et le Directeur ont assisté au club.
Merci au Seigneur pour cette porte ouverte.

Quand nous écoutons nos amis handicapés raconter leur vie, la notion de rencontres avec des chrétiens revient très
souvent. Ces derniers ont une part importante dans leur réhabilitation par leur soutien dans la prière et par leurs actions.
Les pasteurs sont des personnes importantes au sein de la communauté où ils exercent. Plusieurs sont venus au
Centre Espoir pour nous parler d’enfants handicapés de leur village. Ils luttent pour eux en dialoguant beaucoup avec leurs
parents. Le Centre Espoir aimerait travailler davantage avec eux. À cause de l’insécurité régnant dans la province de l’est,
nous ne pouvons plus atteindre certains enfants pour les encadrer. Peut-être l’église locale a-t-elle maintenant un plus
grand rôle à jouer dans le domaine de l’handicap ?
Chaque jour, l’équipe du Centre Espoir, essaie de témoigner de sa foi au travers de ses actions mais aussi en lisant des
versets bibliques, en priant, en chantant avec les enfants, jeunes et adultes handicapés rencontrés. Merci de prier pour eux,
pour que la vision de partager l’Évangile reste prioritaire dans leurs objectifs auprès de nos amis.
Prions pour qu’Anatole ainsi que tous les enfants en situation de handicap, puissent être sauvés. Un jour, ils seront délivrés
de leurs handicaps.
Ils feront partie de« cette grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue. Ils se tenaient devant le trône et devant l'agneau, revêtus de robes blanches, et des palmes dans leurs mains »(Apocalypse).
Grâce à votre soutien, l’équipe du Centre Espoir peut montrer l’amour de Jésus au travers de ses actions.
« Ce que vous avez fait au plus petits des miens, c’est à moi que vous l’avez fait » dit Jésus.

Je m’appelle Angèle. Je suis aveugle. Je viens de terminer ma première année scolaire (CP1) à l’école chrétienne Siloé.
Je sais lire et écrire en braille. À l’école j’aime beaucoup chanter dans la chorale chrétienne de l’école.


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« Projet Centre ESPOIR/Burkina Faso »
N°:093941

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84860 Caderousse
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Lettre de nouvelles de Françoise Pédeau Juin 2019
  • Auteur : Maija
  • Mise en ligne : 23/06/2019

SIM Société Internationale Missionaire www.simorg.fr Juin 2019 (LPF 1/19)
Lettre de nouvelles de Françoise Pédeau

82 Avenue Félix Faure - 75015 Paris basée à Paris depuis le 22 avril.

francoise.pedeau@gmail.com (0033) 07 69 88 62 82.


Plus d’un an depuis mon retour en France…
Plusieurs versets, véritables et merveilleux compagnons de route, viennent me rappeler
que c’est dans le calme et la confiance que je dois être assurée que Dieu continue de guider mes pas en mission,
de manière différente pour l’instant mais de manière certaine.
J’aime particulièrement ce verset que j’avais reçu quelques mois après ma conversion :
« Dieu n’a-t-il pas connu mes voies ? N’a-t-il pas compté tous mes pas ? » (Job 31/4).

Et j’aime m’appuyer sur ces merveilleuses promesses de notre Dieu.
« Je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur,
afin de vous donner un avenir et de l’espérance »
(Jérémie29/11).
« Il garde les pas de ses bien-aimés » (1 Samuel 2/9).
« Ne vous inquiétez pas du lendemain, car le lendemain aura soin de lui-même.
À chaque jour suffit sa peine »
(Matthieu 6/34).


Une année loin et proche du Centre Espoir.
La collaboration avec Kanfiéni et toute l’équipe, via internet est un grand encouragement pour moi
et me permet de pouvoir continuer mon ministère. Tous les vendredis, je reçois un rapport de la
réunion hebdomadaire ce qui me permet de voir l’évolution du travail et de donner des conseils si
besoin. Je continue à gérer la comptabilité du Centre en collaboration avec Kanfiéni.
Je communique très souvent avec elle, mais aussi avec Bachirou et Yempaabou,responsables
respectivement du département Éducation et du département RBC (Travail à domicile).

« J’ai trouvé notre collaboration excellente. Tu n’as jamais pris une décision concernant le centre sans
m’en parler. Tu m’as toujours donnée la place qui m’est dû et m’as toujours mise au courant de toutes
les décisions à prendre. J’ai été contente de tes conseils dans les prises de décisions et pour la
gestion du centre. Toujours prête à recevoir nos rapports, à nous lire, à nous répondre pour
l’avancement du travail.Nos discussions nous amènent à réfléchir et à trouver nous-mêmes des
solutions. Des nouvelles idées naissent et nous permettent d’avancer.
Au sein de l’équipe du Centre Espoir, la collaboration est bonne. Les réunions se sont toujours bien
passées.
Il faut noter qu’à certains moments, il y a des incompréhensions mais nous sommes toujours arrivés à
trouver un terrain d’entente sur nos divergences. Les divergences naissent la plupart du temps sur les
tâches dévolues à tout un chacun et les décisions sur les dossiers. Mais par la grâce de Dieu, après la
réunion tout le monde se ressaisit et met l’intérêt du centre au devant de tout et reprend courage.
Ce n’est souvent pas facile pour moi de prendre certaines décisions.
Au centre les patients continuent de venir normalement, bien vrai que les parents d’enfants
demandent quand tu vas revenir. Nous constatons une progression chez certains enfants comme
Eléazar, Leonel, Pierre… Les parents et les patients apprécient beaucoup le travail que nous faisons.


Pour ce qui est de l’avenir que je vois pour le centre, c’est que nous puissions travailler à
consolider les acquis du centre c'est-à-dire que le centre reste toujours ouvert pour tous ces
enfants oubliés et familles délaissées. Que nous puissions construire sur notre terrain.
Que nous puissions continuer à intégrer nos enfants déficients visuels dans une école de la place.
Mon souhait le plus ardent est que tu puisses revenir pour le travail à Fada ou même à Ouaga.
Tu me manques Françoise. » (Écrit par Kanfiéni, Directrice adjointe du Centre Espoir)


D’une ville à l’autre...
Tout au long des 13 derniers mois, j’ai pu visiter plusieurs églises et partager ce que le Seigneur fait
par ce ministère parmi les enfants handicapés. J’ai beaucoup aimé le temps passé avec les enfants
des écoles du dimanche, notamment à Bischwiller et Boulogne.

L’accueil reçu, les témoignages d’affection, les témoignages de soutien dans la prière, la générosité
de beaucoup pour le Centre Espoir , m’ont énormément encouragée. Plusieurs chers amis m’ont
accueillie chez eux et aidée dans les déplacements. C’est si précieux.
Fin juin, j’aurai une rencontre en Suisse dans l’église de Heïdi qui a été missionnaire avec moi à
Mahadaga. Il y aura ensuite la retraite à SIM France. Je reprendrais le chemin des tournées en
septembre.
En attendant, j’aurai beaucoup de dossiers à mettre à jour pour le Centre Espoir, de documents à
écrire afin de mieux préparer l’avenir du Centre.
N’hésitez pas à me contacter au 07 69 88 62 82 ou par mail : francoise.pedeau@gmail.com
pour une rencontre dans votre église, école du dimanche, groupe de dames, club de jeunes…

Que de changements au Burkina Faso et dans la sous région !

En une année, suite à plusieurs attaques, la dégradation de la situation sécuritaire
a gagné beaucoup de terrain. Les provinces classées « zones rouges » ne
cessent d’augmenter et surtout dans les 2 régions de l’Est où j’étais basée.
Prions pour les chrétiens burkinabés et les missionnaires qui continuent le
travail sur le terrain. Que Dieu les protègent particulièrement. Prions pour
l’Église burkinabée et pour les différents bureaux de la SIM implantés au
Burkina, Mali, Niger, Bénin, Togo, Ghana.

Récemment, j’avais dit à maman : « Maman, ne me laisse pas, ne pars pas tout de suite, j’ai
encore besoin de toi », et voilà maman est partie le dimanche 26 mai.
Malgré ma peine et mon chagrin, j’ai le cœur dans la paix et dans la joie car j’ai cette assurance
que maman est partie vers Jésus. Elle croyait en lui comme son sauveur personnel. Je sais que
maintenant elle est entrée dans son repos. Elle a beaucoup souffert ces dernières années et elle a été
très courageuse. Dieu l’a guidée au port désiré, il l’a délivré de sa maladie, de ses angoisses
et Il la dirige vers les eaux paisibles.
J’étais si reconnaissante d’être auprès de maman, ces 13 derniers mois, pour lui tenir la main,
l’aider à manger… Quel bonheur quand elle me souriait et me faisait des bisous.
Sa joie de recevoir la visite de ses enfants et petits-enfants me touchait toujours beaucoup.
Je ne pourrais pas oublier ces moments-là.
Son départ laisse un grand vide pour moi, pour sa famille, pour ses amies Pascale et Lucie
qui l’ont entourée si fidèlement et pour toute l’équipe de la maison de retraite qui l’a
soignée avec tant de gentillesse.
Ce n’est pas un adieu à ma maman mais un au-revoir. Nous serons un jour réunies au ciel
auprès de Dieu. Il essuiera toutes larmes de nos yeux et la mort n’existera plus.
J’ai été bien entourée pendant tous ces longs mois, par l’équipe de SIM France et par mes
amis qui me portaient dans la prière. De grands défis sont devant moi maintenant.
Je dois trouver un logement et penser au déménagement. Merci de prier pour ma demande faite
aux « HLM de Paris » (Habitations à Loyer modéré) et pour la suite de mon ministère.


Pour vos dons, n’oubliez pas de préciser la destination de votre don :
SIM, pour Soutien Françoise Pédeau
SIM, pour Ministère Françoise Pédeau (Aide pour les différents projets dont " Centre Espoir/RPHG, "Handicapés en Avant", projets de l’Église gourmantché, ministère de l’école du dimanche, container, etc.)
SIM France : Les Mians – 84860 Caderousse Contact : sim.france@sim.org – Tel : 04 90 51 00 69
SIM Suisse : Rue Weissenstein 1 – C.P. 4051 – CH. 2500 Biel/ Bienne 4 Contact : sim.suisse@sim.org
SIM Belgique : Contact : sim.belgique@sim.org

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Lettre de Nouvelle Françoise Pedeau 03/19
  • Auteur : Maija
  • Mise en ligne : 25/03/2019

AUX PLUS PETITS DES MIENS / LN 1/2019
CENTRE ESPOIR/RPHG / Projet SIM / N°093941
rphgfada.simbf@gmail.com francoise.pedeau@gmail.com

Les enfants handicapés font face aux obstacles à l’éducation, les jeunes handicapés affrontent le problème de la formation, et les adultes handicapés se trouvent face aux obstacles pour accéder à un travail décent. Mais, encore plus préjudiciable, les familles et les communautés peuvent penser que les personnes handicapées sont incapables d’acquérir des compétences et de travailler.
Le travail est le moyen par lequel l’individu peut échapper à la pauvreté et assurer ses besoins vitaux.
Un des rôles du Centre Espoir est de faciliter aux personnes handicapées et à leurs familles l’accès à l’acquisition de compétences, aux sources de revenus, à une participation plus active à la vie communautaire et à l’épanouissement personnel.


ADJIMA , apprenti soudeur

Adjima(à gauche sur la photo) est un jeune homme de 25 ans que le Centre Espoir a rencontré en 2016. Il est atteint d’infirmité motricité cérébrale depuis sa petite enfance. À cause de cet handicap, il a développé un autre handicap :il a des problèmes avec une hanche et il boite. Il n’a jamais été scolarisé mais a toujours eu envie d’apprendre un métier pour avoir une meilleure vie.
Il a d’abord bénéficié d’une compensation (semelles spéciales collées sous une chaussure). Cette compensation permet de réduire sa boiterie et de ce fait de soulager sa hanche.
Adjima ne faisait rien à la maison malgré son envie de se rendre utile. Ses parents ne le voyaient pas capable de faire une bonne activité. Nous avons travaillé à ce qu’ils lui accordent une certaine confiance puis nous avons lutté pour qu’ils l’aident à apprendre un métier. Adjimaa décidé de faire un apprentissage en soudure. Il n'a pas une grande force dans les pieds, mais il est courageux et travailleur. Nous l'avons donc confié à un maître soudeur et, depuis avril 2017, Adjima est en formation et apprend le métier de soudeur. Son patron l'encourage beaucoup dans son travail et l’apprécie pour sa grande volonté d’apprendre. Il a quelques difficultés avec les mesures mais progresse. Il est en formation pour 3 ans. Le Centre Espoir paye les ¾ des frais et le reste est à la charge de la famille.
Au cours des échanges qu’il a eu avec les animateurs du Centre Espoir, Adjima a pu entendre la Parole de Dieu. Depuis, il fréquente une église. La communauté chrétienne témoigne qu’il est fréquent aux cultes et programmes de prière.

Aider les mamans pour aider leurs enfants handicapés.

Aurélie,missionnaire SIM court terme, relate une de ses rencontres lors de son séjour au Centre Espoir en mars 2018.
« Un mardi matin, j’ai eu l’occasion d’aller en visite à domicile, avec Rachel, animatrice du Centre Espoir, pour voir Léonel. Léonel est un petit garçon atteint d’une infirmité motrice cérébrale (IMC). Il ne tient pas assis tout seul, ne parle pas. Il s’exprime par des gestes et des sons.
Ce qui m’a touchée en le voyant, c’est sa joie ! Il a un sourire qui en ferait craquer plus d’un(e) ! Il s’intéresse à tout, aime jouer, rire ! Sa maman (Raïssa) s’occupe bien de lui, elle le met régulièrement dans le siège adapté que le Centre Espoir lui a fourni. Elle le verticalise, et vient assidûment au centre pour faire les séances de rééducation et d’éveil.
Lors de notre visite chez eux (en mars 2018), Raïssa traversait une période difficile, elle était abattue et découragée. Son mari est souvent absent, il ne travaille pas mais elle ne sait pas ce qu’il fait de ses journées.
Afin de subvenir aux besoins de sa famille (elle a deux autres enfants), elle avait trouvé un travail. Mais lorsque son mari l’a su, il est allé voir l’employeur pour lui interdire d’embaucher sa femme. Elle n’a donc pas pu avoir le poste.
Rachel lui a proposé de venir au centre pour qu’elle participe à l’artisanat, ce qu’elle a accepté. Elle est très impliquée dans cette nouvelle activité. Elle vient toutes les semaines et fait un très bon travail. Elle fabrique des sous-plats en tissu africain.
Les moments partagés ensemble autour de l’artisanat sont l’occasion de se connaître davantage, de l’encourager dans les difficultés qu’elle peut partager et de parler de Dieu. De façon très concrète, le premier “salaire” qu’elle a reçu lui a permis d’acheter un sac de riz pour pouvoir nourrir sa famille.
J’ai très rapidement eu beaucoup d’affection pour Léonel et Raïssa. Leurs sourires malgré les difficultés qu’ils rencontrent ont été un réel encouragement pour moi. »

En janvier 2019, Raïssa a commencé un apprentissage de tissage d’une durée de 3 ans. Elle apprend à tisser des pagnes très prisés par les femmes au Burkina. Le Centre Espoir finance 80 % de cette formation. Léonel continue de venir au Centre Espoir pour les soins de réhabilitation.

Pour améliorer les conditions de vie de nos jeunes en situation de handicap, le Centre Espoir met en place des activités liées à l’élevage et créatrices de ressources. En général, on donne 2 moutons ou 2 chèvres.
Tous les projets soutenus par le Centre Espoir sont basés sur le principe unique de microcrédit : « Qui reçoit… donne ». Pour chaque animal reçu en début de projet, les familles s'engagent à faire don d'un autre animal né de leur élevage au bout de 2 et 3 ans. Les animaux rendus sont remis à une autre personne en situation de handicap.
Le Centre Espoir accorde aussi des microcrédits permettant de faire des petits projets de commerce.


Microprojet générateur de revenus
Benjamin Bangou
a 12 ans. Il a commencé à faire des crises d’épilepsie dans sa petite enfance. Sa maman a entendu parler du Centre Espoir. En septembre 2016, elle s’est présentée avec son enfant épileptique pour que nous puissions l’aider. Aussitôt un traitement antiépileptique a été mis en route. Quelques mois plus tard, nous constations déjà un très grand changement pour Benjamin. Il faisait moins de crises, pouvait jouer avec ses copains et coopérer avec Samuel, son animateur. Après plusieurs visites à domicile, Samuel réalise que les parents ont des difficultés pour acheter le traitement de phénobarbital. L’enfant a besoin de 30 comprimés par mois soit 300FCFA, (50 cts d’euros).
Samuel a proposé à la famille de mettre en route un microprojet générateur de revenus dans le but de permettre aux parents de payer le traitement médical de leur fils.
Après une enquête, il est décidé avec l'enfant d'élever des moutons. En avril 2018, deux moutons qui ont été achetés au marché local de Yamba, lui ont été remis. Dans 2 ans, il remboursera un mouton au Centre Espoir. Cela permettra d’aider une autre famille. Un des moutons a déjà mis bas.
Les enfants épileptiques sont très marginalisés et souvent traités d’incapables. Benjamin est fier d’avoir 2 animaux à lui et apprend à se sentir responsable en les élevant le mieux possible.



Le petit Anatole a maintenant 13 ans. Il a toujours son sourire magnifique malgré sa vie difficile. En 2018, le Centre espoir l’a accompagné plusieurs fois à Ouagadougou pour des consultations médicales et des examens. Il a eu un scanner et 2 IRM. Au final, on pense qu’Anatole a une maladie génétique orpheline. Cette maladie l’handicape beaucoup et il doit passer la plus grande partie de sa journée, couché. Les animateurs du Centre Espoir le visitent souvent à domicile et parlent, jouent, prient avec lui. Chaque mercredi, Ahadou qui travaille sur la station missionnaire, va le chercher avec lavoiture deFrançoise pour qu’il puisse participer au club biblique. Anatole aime bien écouter les histoires bibliques. Il demande au Seigneur de le guérir pour pouvoir remarcher un jour.
Anatole bénéficie d’un microprojet d’élevage depuis avril 2018. Le Centre Espoir lui a construitun poulailler et un pigeonnier. Anatole apprend à prendre soin de quelques poules et pigeons. Nous avons aussi construit en briques de ciment, une petite maison pour Anatole et sa maman. L’ancienne maison n’aurait pas résisté à la prochaine saison des pluies. La maman d’Anatole étant très pauvre, c’était difficile de ne pas répondre à ce grand besoin. Cependant, elle a participé un peu aux dépenses.



Kader, 23 ans, est devenu aveugle, subitement, il y 2 ans et toutes ses ambitions se sont évanouies du jour au lendemain. Il était complètement désœuvré. Grâce à nos bonnes relations avec M.Naré, Directeur de l’école Siloé, école chrétienne des aveugles à Ouagadougou, nous avons pu envoyer Kader en formation chez lui, en avril 2018, pendant 6 mois. Il a appris à lire en braille et a reçu une formation agropastorale et artisanale en tissage. Kader est capable maintenant de tisser des chaises avec du cordage nylon de couleur.
Avec sa tablette et poinçon, Kader prend des notes lors des messages à l’église.
Diallo Fati, 22 ans est non-voyante. Yempaabou, son animateur, la suit depuis mai 2018 en se rendant régulièrement chez elle. Un des défis était de voir comment l’aider à apprendre quelque chose malgré sa cécité. Plusieurs obstacles se présentaient : nous avions affaire à une jeune femme, aveugle depuis sa naissance, defamille peuhle et musulmane, n’étant jamais sortie de chez elle mais intelligente et capable de se débrouiller dans la vie quotidienne.
Le Centre Espoir a proposé à Fati et à ses parents, de suivrela même formation que Kader. Au moment du départ, Fati a eu peur et a refusé de se rendre à Ouagadougou car elle craignait l’extérieur sans la sécurité familiale. Puis quelques temps plus tard, elle a accepté de partir. Depuis février 2019, elle est à Ouagadougou. Tout se passe bien pour elle. Quand Bachirou, responsable du programme éducatif, lui a rendu dernièrement visite, elle était très heureuse de son apprentissage.
Un nouveau défi pour le Centre Espoir : aider ces deux jeunes à créer leur petite entreprise, à trouver un marché pour qu’ils puissent vendre leurs réalisations.

Depuis, ses débutsen octobre 2015, le Centre Espoir a mis 13 jeunes en apprentissage + 2 mamans d’enfants très handicapés. Le Centre Espoir finance 80 % des frais de formation. 39 personnes bénéficientd'un microprojet générateur de revenus.


Jeunes mis en apprentissage de couture: 6
Jeunes mis en apprentissage de tissage : 4
Jeunes mis en apprentissage de soudure: 3
Jeunes mis en apprentissage pour non voyant : tissage chaises, etc, : 2

Microcrédits petit commerce : 12
Microprojets élevage (mouton/chèvre/porc/poules) : 27

Il y a encore environ 61 personnes en situation de handicap qui ont besoin de bénéficier d’un apprentissage ou d’un microprojet. Les animateurs font des enquêtes à ce sujet puis partagent leurs avis en réunion d’équipe. Une décision est ensuite prise.


Prions pour le Centre « Espoir »

Prions pour ceux qui servent de médiateurs dans les communautés pour améliorer la vie des enfants handicapés. Prions notamment pour les animateurs du Centre Espoir qui sillonnent la province pour atteindre les enfants à domicile. Prions pour leur protection sur la route. Plusieurs villages ne peuvent plus être atteints à cause du risque sécuritaire.

Les personnes handicapées ont beaucoup à offrir à leurs communautés mais, comme c’est le cas pour tout le monde, il faut leur en donner lapossibilité. Prions pour que nous puissions continuer à pourvoir pour les frais d’apprentissage et la mise en route des microcrédits.
Prions pour tous ceux qui apprennent actuellement un métier. Qu’ils puissent vraiment en vivre dans le futur. Prions aussi pour qu’au travers de cela, ils puissent comprendre l’amour de Jésus.

Jésus-Christ est mort sur la croix pour que nous puissions être réconciliésavec Dieu et connaître la paix profonde qu’il nous offre, quelle que soit notrecondition physique. En Jésus-Christ, chaque personne peut reconnaître savraie valeur de fils ou de fille de notre Dieu vivant. Prions pour le témoignage de toute l’équipe auprès des 571 personnes inscrites dans le Centre Espoir (statistiques fin février 2019).

Prions pour la bonne continuation du travail à distance (Internet) entre l’équipe et Françoise qui est actuellement en France. Prions pour les rencontres dans les églises en France, Belgique et Italie.

Grâce à un don fidèle, même petit, c’est le destin des enfants handicapés que vous pouvez changer.
Engagez-vous dans le projet :


N’oubliez pas de préciser la destination de votre don :
« Projet Centre ESPOIR/Burkina Faso »
N°:093941

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84860 Caderousse
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Lettre de nouvelle Françoise Pedeau 3/18
  • Auteur : Maija
  • Mise en ligne : 31/12/2018

Françoise Pédeau — francoise.pedeau@gmail.com — 07 69 88 62 82


Recevez mes meilleurs vœux pour 2019.
Dernièrement j’ai entendu un message portant sur la fidélité de Dieu. « Toi, Éternel, tu ne me refuseras pas tes compassions. Ta bonté et ta fidélité me garderont toujours » (Psaumes 40/12). Je repassais alors dans ma tête, les événements vécus en 2018 et cela m’a fait du bien de réaliser de nouveau, combien Dieu est fidèlement présent dans tout ce que nous vivons.

Fidélité et bonté de Dieu au début de l’année 2018.

Dans ma dernière lettre de nouvelles, je mentionnais qu’entre janvier et avril 2018, de nombreux amis d’horizons divers, étaient venus à Fada N’Gourma, dans le but d’aider au Centre Espoir. C’était incroyable d’avoir eu autant de visites dans un temps si court. Je ne réalisais pas à ce moment là que le temps était compté et que tous ces voyages deviendraient impossibles à réaliser. On était déjà dans l’urgence. En effet, personne n’aurait imaginé que pour des raisons de sécurité (gros risques d’attaques terroristes et d’enlèvements), tout allait changer en quelques semaines et que tous les missionnaires basés à l’est du Burkina devraient quitter leurs stations respectives fin avril 2018 et rester sur Ouagadougou. Dieu avait tout planifié. Tous ces amis ont eu le temps de faire des installations importantes ou de donner des enseignements précieux avant que cela ne soit plus possible de le faire. Cela a été un grand bénéfice pour la petite équipe burkinabée du « Centre Espoir », restée seule sur le terrain. Prions pour le Burkina Faso, pour la protection de la population burkinabée. Il y a des endroits où les animateurs ne peuvent plus se rendre auprès des enfants handicapés. Certaines routes sont trop dangereuses. Pourtant, beaucoup de ces petits meurtris dans leurs corps, ont besoin d’être pris en charge et d’être suivis très régulièrement.


Fidélité et bonté de Dieu depuis mon retour en France.



Malgré les 6000 km qui me séparent du centre Espoir, je peux poursuivre mon travail. Je suis si reconnaissante de pouvoir continuer à être proche de mes petits amis handicapés. Une grande partie de mon temps est consacré au télétravail ! Plusieurs jours par semaine, je suis en contact avec mes collègues du Centre Espoir par Skype ou par Whatsapp. Mon rôle est d’encourager l’équipe, de la conseiller. Je supervise aussi la comptabilité et je m’occupe de tout le coté communication. Kanfiéni assure la direction du Centre et maintient une bonne vision du travail. La rentrée scolaire, un point fort du 3e trimestre, a été rondement menée et de nouveaux enfants en situation de handicap ont pu être scolarisés. Je continue à travailler par Skype avec quelques-uns de mes lycéens aveugles.



Fidélité et bonté de Dieu lors de mes tournées
(France, Italie, Belgique/Luxembourg). Les voyages (pratiquement tous en train) se sont bien déroulés. Merci à Michel et Maïja et leurs enfants, Ruth et Pascal, Henriette et Modibo, Catherine et Mario, Jacques et Hélène, Monique et Georges, Clément et Sylvie, Christian et Elfriede, Jan et Tietia, Jean et Roselyne, Laurent et Michelle et à tant d’autres amis, pour leur accueil, hébergement et aide dans les transports. C’était une tournée « 5 étoiles » ! Il était bon de revoir plusieurs amis de longue date qui sont restés si fidèles en amitié et en soutien. J’étais bien encouragée de partager dans les Églises, ce que Dieu fait pour les enfants handicapés. Il y a tant à faire et tant de misère physique et spirituelle. Beaucoup de personnes rencontrées lors des réunions m’ont assurées de leur soutien fidèle dans la prière.

En novembre lors de ma tournée en Italie, j’ai pu assister au « Mercatino » organisé par l’Église de Turin via Virle. L’engagement fidèle de cette Église qui, depuis plus de 25 ans se mobilise pour récolter des fonds pour mon travail, est un exemple à suivre pour soutenir la mission. Jeunes et moins jeunes se préparent toute l’année pour fabriquer de belles choses à vendre (artisanat, confitures, vêtements, etc.). Cette action est un énorme soutien et permet la pérennisation du Centre Espoir. La prise en charge d’un enfant demande des années d’accompagnement. L’équipe burkinabée a besoin d’être encouragée par notre soutien dans la prière et par nos actions concrètes. Il faut continuer à soutenir et surtout ne pas se relâcher, ni se décourager à agir.

Engagez vous dans le projet « 1000 soutiens pour le Centre Espoir » par un don fidèle de 20 euros par mois.

À partir de mi-février 2019, je vais reprendre mes tournées. N’hésitez pas à me contacter pour une visite.

Fidélité et bonté de Dieu pour les 125 ans de la SIM.

J’ai pu participer à la journée de célébration des « 125 ans de la SIM Internationale et des 40 ans de SIM France », le 24 novembre passé.

Laissez-moi vous faire part de cet article écrit par le bureau de SIM France : « Depuis 125 ans, des millions de personnes ont été transformées par l’Évangile après avoir été au bénéfice de nos ministères – santé, éducation, développement, agriculture, business, etc. – dédiés à répondre à leurs besoins tout en manifestant l’amour de Dieu pour elles. Des milliers d’Églises locales ont vu le jour et ont été fortifiées dans leur marche avec Dieu. Et même si rien n’est parfait dans ce qui a été réalisé, Dieu a fait grâce, Il a pourvu, et a permis que Son œuvre se fasse, malgré nous. Mais beaucoup reste à faire, car aujourd’hui encore, plus de 7000 communautés dans le monde – soit près de 3 milliards d’êtres humains, n’ont jamais entendu parler de l’Évangile ! L’engagement de tous les enfants de Dieu dans Sa mission est nécessaire pour que celle-ci réussisse et pour que la gloire de Dieu rayonne. C’est avec reconnaissance et empressement que nous sommes tournés vers le présent et l’avenir, afin que Dieu continue, à travers ses ouvriers, d’accorder le Salut à des millions d’autres personnes à travers le monde; et ceci afin que la Parole s’accomplisse : Je regardai et je vis une foule immense que personne ne pouvait compter. C'étaient des hommes de toute nation, de toute tribu, de tout peuple et de toute langue. [...] et ils criaient d'une voix forte : “Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône et à l'Agneau” (Apocalypse 7.9-10). »

Quand, je lis ce verset ci-dessus, je pense toujours à la petite Maalo, aveugle, qui dit dans son témoignage qu’un jour elle verra Jésus de ses propres yeux.

Fidélité et bonté de Dieu pour 2019.

Il y a eu quelques situations bien difficiles à accepter au cours de 2018, mais cela m’a permis de comprendre davantage que Dieu ne permet rien sans qu’il ne poursuive son but dans ma vie.

« La peine et les épreuves font partie de notre lot ici-bas. Et Dieu est capable d’utiliser nos blessures pour nous bénir et bénir les autres autour de nous. Aucune de nos expériences n’est vaine. Laissons Dieu les utiliser pour accompagner son but dans notre vie. Prenons la décision en ce début d’année de pardonner et d’oublier. Nous serons alors capables de voir qu’au milieu de nos épreuves, non seulement Dieu était là mais qu’il nous accompagnait, qu’il avait sa bonne main sur nous. Dieu nous réserve toujours de nouvelles bénédictions. » (Passage tiré du livre écrit par Soula Isch : Mes quelques pas sur cette terre.)

Merci de continuer à prier pour ma maman. Je suis très reconnaissante de pouvoir l’entourer, lui prendre la main, prier pour elle. J’ai beaucoup de peine de la voir si faible et si dépendante et surtout si triste. Mes journées sont très chargées et j’ai peu de temps pour moi. Mais ça va.

Le Directeur de SIM France et son équipe, vu la situation sécuritaire au Burkina et vu ma situation familiale ont pris la décision que je reste pour l’instant en France et continue mes tournées et le travail au Centre Espoir tout en prenant soin le plus possible de ma maman. En septembre prochain, une nouvelle décision sera prise.

Je dois trouver un logement à Paris et c’est un grand sujet de prière. Depuis 3 ans, je suis inscrire sur le fichier des HLM (Habitation à Loyer Modéré) mais jusqu’à présent aucune proposition ne m’a été faite. Merci de prier pour cette situation. C’est important que je puisse avoir un tout petit endroit à moi, pour vivre et pour poser mes affaires toujours stockées dans des malles. Je veux vraiment m’appuyer sur cette promesse de Jésus : « Mais notre père qui est au ciel sait que vous en avez besoin » (Matthieu 6/32).

N’hésitez pas à me contacter pour toutes questions que vous avez sur le cœur. J’ai pris beaucoup de retard dans mon courrier et je vous prie de m’en excuser, mais petit à petit je vais répondre à chacun.

Pour vos dons, n’oubliez pas de préciser la destination de votre don :
SIM, pour Soutien Françoise Pédeau
SIM, pour Ministère Françoise Pédeau (Aide pour les différents projets dont " Centre Espoir/RPHG, CHA, projets de l’Église gourmantché, ministère de l’école du dimanche, container, etc.)
SIM France : Les Mians – 84860 Caderousse Contact : sim.france@sim.org – Tel : 04 90 51 00 69
SIM Suisse : Rue Weissenstein 1 – C.P. 4051 – CH. 2500 Biel/ Bienne 4 Contact : sim.suisse@sim.org
SIM Belgique : Contact : sim.belgique@sim.org

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